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Logements énergivores : un défi environnemental majeur pour la France en 2025
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Logements énergivores : un défi environnemental majeur pour la France en 2025

En 2025, la France fait face à un problème de taille : plus de 5,8 millions de logements sont classés F ou G, des catégories considérées comme des "passoires énergétiques". Ces habitations, bien que représentant une part importante du parc immobilier, sont responsables d’une consommation d’énergie excessive, contribuant ainsi à l’empreinte carbone du pays. Alors que le gouvernement renforce ses mesures incitatives pour inciter à la rénovation, une réforme progressive interdit désormais la location des biens les plus énergivores.

🏘 Une large proportion de logements énergivores, surtout occupés par des propriétaires

Parmi les 5,8 millions de logements énergivores recensés en France, une grande majorité est occupée par des propriétaires. En effet, 61 % des résidences principales classées F ou G sont habitées par des propriétaires occupants, soit environ 2,6 millions de logements. Ce chiffre illustre l’ampleur du phénomène au sein du parc résidentiel français. En revanche, dans le secteur locatif privé, 15,9 % des logements sont classés F ou G, touchant près de 1,3 million de résidences, un défi supplémentaire pour les locataires comme pour les bailleurs.

Ce phénomène concerne également les résidences secondaires, avec 26,6 % des logements classés F ou G. Ces chiffres montrent une réalité inquiétante concernant les logements secondaires, qui représentent un nombre important de "passoires thermiques", contribuant à l’encombrement général du secteur.

📍Les régions les plus touchées par les passoires énergétiques

Certaines régions de France sont particulièrement touchées par la présence de logements énergivores. L’Île-de-France arrive en tête, avec plus d’un million de passoires énergétiques, soit 20 % des résidences principales de la région. Suivent la Bourgogne Franche-Comté et l’Auvergne Rhône-Alpes, avec respectivement 18,2 % et 15,8 % de logements classés F ou G. À Paris, un logement sur cinq souffre d’une mauvaise performance énergétique.

Les passoires thermiques sont souvent des maisons anciennes, de petite taille, mal isolées, et chauffées principalement à l’électricité, un mode de chauffage énergivore. Cela met en évidence le défi de rénover ce type de logement, parfois vieux de plusieurs décennies, afin de répondre aux normes environnementales croissantes.

📉 Les mesures gouvernementales pour réduire la consommation énergétique

Face à l’urgence climatique, l’État a mis en place plusieurs mesures pour inciter à la rénovation énergétique: En 2024, le gouvernement a renforcé la réglementation interdisant la location des logements classés G, et progressivement, les maisons et appartements classés E ne pourront plus être mis en location à partir de 2034. Les propriétaires de passoires thermiques peuvent bénéficier d’aides à la rénovation, bien que ces initiatives ne suffisent pas toujours à compenser la lourde charge financière qu’impliquent ces travaux.

Les propriétaires sont ainsi confrontés à un double défi : rénover leurs logements pour respecter les nouvelles normes ou risquer des sanctions financières. Un grand nombre de ces passoires thermiques se trouvent dans des zones urbaines denses, où les coûts de rénovation peuvent être particulièrement élevés, surtout dans les bâtiments anciens.

👁 L'œil de l'expert: la nécessité d'une transition énergétique rapide

Les passoires énergétiques représentent un défi de taille pour la France dans sa lutte contre le réchauffement climatique. Si des mesures incitatives sont mises en place, le chemin reste semé d'embûches, particulièrement pour les propriétaires de logements anciens. La rénovation énergétique des habitations est essentielle pour répondre aux objectifs de réduction des émissions de CO₂, mais il est crucial que le gouvernement et les acteurs privés travaillent ensemble pour trouver des solutions de financement adaptées.

Dans un avenir proche, il sera nécessaire de réexaminer les stratégies d'incitation à la rénovation et d’accélérer la transition énergétique pour réduire l'empreinte carbone du secteur résidentiel. De plus, les régions les plus touchées devront bénéficier de politiques ciblées pour les aider à sortir du cercle des passoires thermiques.

À propos de l'auteur

Responsable du développement commercial au sein du Groupe Win'Up, Vanessa accompagne des entrepreneurs dans leur projet de création et participe au développement de la notoriété des enseignes du groupe. Sensible aux sujets économiques et financiers, Vanessa partage son avis sur les actualités.